Gérer son temps au poker

Ayant maîtrisé les grandes lignes du poker, certains veulent passer à la vitesse supérieure : gagner le plus possible en un temps record. Grossière erreur ! Il ne sert à rien de vouloir courir avant de savoir marcher et rien ne sert de mettre la charrue avant les bœufs. Pour pouvoir accumuler les gains, il faut tout d’abord optimiser son jeu et pour cela l’attente est l’arme idéale.

Adapter son jeu à ses objectifs

Les gains

Suivant la tendance et les aspirations de chacun, les gains au poker sont plus ou moins importants. Facteur d’attraction par excellence et valorisation du niveau d’un joueur, les gains représentent l’élément clinquant du poker. Il est donc important, en tant que joueur de poker, de grossir ses gains et d’essayer de glaner plus à chaque partie. Ce challenge est cependant assez difficile car si les étapes sont brûlées trop vite, les joueurs risquent de se brûler les ailes par la même occasion. Pour maximiser ses gains, un joueur doit être capable de jouer vite et correctement dans les parties de poker limites. Il suffit de jouer les bonnes mains car les pots grimpent très vite. Avec beaucoup de chance, le poker en demandant une bonne dose, et ce qu’il faut de maîtrise du jeu, il est possible de doubler son capital en un rien de temps. Cependant, il est aussi possible que le cas inverse se produise dans le même laps de temps : un joueur était parti pour faire un malheur et revient malheureux à cause d’une main qu’il ne fallait pas jouer ou un all-in piégé. Cela démontre que les compétences du joueur n’étaient pas encore assez bonnes pour lui permettre une lecture du jeu exacerbée. D’un autre côté, il lui manquait sûrement un additif important : la patience.

La gestion du capital.

La patience joue donc un rôle déterminant, mais à quoi bon être patient ? La patience, au poker comme ailleurs, est signe de sagesse. En se montrant plus patient et plus attentif aux variations du jeu de ses adversaires, un joueur peut gagner en jouant n’importe quelle main, qu’elle soit médiocre ou forte. En dévoilant son jeu trop tôt, un joueur se condamne lui-même. D’un autre coté, en restant passif trop longtemps, il voit son capital se réduire à vue d’œil sous la pression des blinds. Savoir gérer le temps et le capital en attaquant au bon moment, lorsque les adversaires s’y attendent le moins en l’occurrence, peut rapporter ses fruits. Un joueur peut faire fructifier sa cave en ménageant les gains acquis antérieurement. En ne jouant qu’une partie de ces gains aux bonnes mains ou au bluff, il réduit le pourcentage de perte possible et augmente proportionnellement ses chances de doubler sa mise. De ce fait, l’endurance est de mise s’il veut obtenir un résultat probant au long terme.

Acquérir de l’expérience

Stabilité psychologique

Même en adaptant son style de jeu à celui de ses adversaires, il est impossible de gagner toutes les mains jouées. En effet, la roue de la chance tourne et peut faire des ravages quelques fois. Ces ravages, ce sont les bad beats et les tilts. Aussi expérimenté que soit un joueur, il peut toujours être victime d’une frustration supérieure ou égale à l’espoir qu’il avait dans ses cartes. Il est impossible de se préserver de cette frustration un bon moyen pour réduire son impact est la « lecture » des cartes de l’adversaire. En prenant soin de calculer les probabilités que les adversaires aient une main plus forte, un joueur réduit ses chances de frustration. Il faut aussi savoir garder la tête froide pour faire face aux parties de poker No-limits, et aux tournois. En restant honnête envers lui-même sur ses capacités et en étant sûr de son jeu, un joueur peut aller plus loin qu’il ne le pense. Si au départ la chance n’est pas de son côté, il se dira qu’elle finira bien par tourner, lui procurant l’occasion de se refaire. Dans tous les cas, il faut savoir mettre le temps et l’attente de la main miraculeuse à profit pour voir les faiblesses des adversaires. Il est nécessaire de prendre un temps de pose après un bad beat ou lorsqu’un tilt a frappé. Les jeux pratiqués après ces deux évènements sont inconsidérés et émotionnels, les décisions sont faussées ce qui amène logiquement à une catastrophe. Les adversaires, ayant repéré une brèche dans les fortifications, s’y engouffreront sans vergogne.

Choix stratégique

Les stratégies adaptées aux tables de poker limité ne sont pas les mêmes que celles relatives aux tournois et aux tables sans limites. Aux tables limitées, par exemple, il serait plus adéquat de ne jouer que des mains gagnantes or, dans les tournois, il faut, selon certains professionnels, jouer le plus de mains possible au début pour retirer les petits joueurs plus rapidement et passer aux choses sérieuses tant qu’on n’est pas encore dans un état léthargique ! Le slow play est une des stratégies gagnantes dans les tournois et dans les tables sans limites. Cette technique consiste à avoir l’adversaire à l’usure et donc en le forçant à relancer dans les cas où la main est bonne. Ce pressing psychologique pousse l’adversaire à la faute car il sera tenté de croire que sa main est la plus forte. Nécessitant certaines variations face aux adversaires qui y sont accoutumés, le slow play revient à tendre un piège à l’adversaire là ou il se croyait intouchable.


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